Trente-sept jours. Aujourd'hui, quelque chose de nouveau — et de vraiment décisif. Je me suis connecté au mouvement des reptiles. Vraiment connecté. Pas de façon conceptuelle, comme à J33 ou J35 où la compréhension était intellectuelle. Là, c'est dans le corps.
Le glissement reptilien
Le principe : glisser sur les muscles qui entourent la structure — les paravertébraux, les tissus profonds — avant d'initier le mouvement. Ce glissement déplace le centre de gravité. Et c'est ce déplacement qui rend la rotation possible, fluide, presque gratuite. Sans effort dans le sens habituel du mot.
Avant de tourner, on glisse. La structure se prépare. Le sol devient un allié, pas une résistance. Et depuis ce glissement, la rotation s'organise d'elle-même.
Initier depuis le bassin
J'avais déjà intégré l'initiation depuis le sternum et les omoplates au cours des jours précédents. Mais aujourd'hui, quelque chose de nouveau : initier le mouvement depuis le bassin. C'est une différence de qualité totale. Le bassin comme point d'ancrage premier, depuis lequel tout le reste peut s'organiser librement.
Et ce n'est plus cantonné à la séance d'enracinement oral. C'est entré dans tout — dans le yoga, dans les transitions, dans la façon de me déplacer. Le glissement précède. Il prépare. Il ouvre.
Bouger dans la structure, pas dans la force
La distinction qui s'impose aujourd'hui est fondamentale. Bouger dans la structure, ce n'est pas bouger dans la force.
Bouger dans la force, c'est activer les muscles, contracter, pousser, compenser. C'est la façon dont la plupart d'entre nous ont appris à bouger — à faire des efforts, à corriger, à tenir.
Bouger dans la structure, c'est utiliser l'architecture du corps elle-même comme levier. Les os, les fascias, les tissus profonds qui enveloppent la structure. Le reptile ne pousse pas — il glisse. Il utilise le sol, la friction, la gravité, et la continuité de sa propre forme. Il ne travaille pas contre quelque chose. Il travaille à travers quelque chose.
C'est une qualité de mouvement totalement différente. Se mettre dans la peau de ceux qui rampent, de ceux qui glissent sur le sol pour utiliser leur structure — ce n'est pas une image. C'est une pratique.
Je ne vais plus jamais aborder un mouvement sans passer d'abord par ce glissement. C'est une découverte que je ne vais pas abandonner.